Les habitants de Fahu entament une levée de voix contre un projet de construction que l'administration du Lycée Fahu souhaite réaliser sans leur implication, suscitant une vive controverse dans la communauté locale.
En effet, la mise en place de 12 salles de classes, visant à répondre au besoin croissant d’espace dans l’établissement scolaire, se heurte à la résistance des populations qui dénoncent une spoliation de leur espace vert crucial. Selon Cheikh Talibouya Dia, secrétaire général de l’Association des Sportive et culturelle de Fahu (ASC), le projet a été initié sans consultation préalable de la communauté locale : « On ne peut pas faire un projet sans la communauté de base. Ce terrain, qu’ils veulent utiliser pour ces nouvelles salles, est un espace vert très précieux pour nous. » Il souligne également l'absence de communication avec les autorités locales, telles que le maire, le préfet, ou encore le Conseil de Quartier, malgré plusieurs démarches pour engager un dialogue. Les populations de Fahu, qui manquent de terrains de football ou de cimetières, voient dans cette initiative une spoliation de leur seul espace vert restant. Cheikh Talibouya Dia ajoute : « Depuis le lancement du projet, ils ont pris un terrain destiné à un espace vert, sans tenir compte de notre avis ou de nos besoins. Nos démarches pour rencontrer l'administration ont été ignorées, et le proviseur nous a même repoussé lorsqu’on a voulu discuter. » Les riverains accusent également l’entreprise en charge des travaux de vandalisme, rejetant toute responsabilité dans la destruction d’installations présentes sur le terrain. « Nous avons demandé à rencontrer l’administration pour leur faire part de nos revendications : la restitution de notre terrain et la possibilité d’étendre le lycée dans des espaces qui nous sont propres. » Face à cette situation, la communauté de Fahu réclame le respect de leur environnement, la transparence dans le processus de décision, et un véritable dialogue avec toutes les parties concernées. « Ça suffit maintenant, nous ne voulons pas être marginalisés. Notre espace vert, c’est notre avenir, et nous devons le protéger », conclut Cheikh Talibouya Dia. Ce conflit met en lumière la nécessité d’une meilleure implication des communautés dans les projets d’infrastructures publiques, afin d’assurer un développement équilibré et respectueux des droits de chacun.
Notre espace vert, c’est notre avenir, et nous devons le protéger
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Kaw Oumar Sarr