Thiès, une femme mariée, Mme A. D, a vécu une terrible agression de la part de sa belle famille, une situation qui met en lumière la violence conjugale et familiale dont de nombreuses femmes souffrent en silence, surtout dans le contexte des familles africaines traditionnelles.

Selon le récit de Mme Diouf, mère de trois enfants, l’incident s’est produit le lendemain de la fête de la Tabaski lorsqu’elle a été violemment agressée par plusieurs membres de la famille de son mari, notamment des tantes, nièces, et autres proches. Elle raconte :
« J’avais préparé un bon repas pour ma petite famille et je l’avais partagé avec la famille de mon mari, comme le veut la tradition. Tout s’était bien passé, et mon mari m’a même complimentée en disant que je devais toujours veiller à cuisiner et partager avec tout le monde. »

Mais ce qui devait être un moment de convivialité a tourné au drame lorsque, le lendemain matin, une des filles de la tante de son mari l’a insultée, la traitant de « mauvaise » alors qu’elle tentait de défendre son honneur. La situation a dégénéré lorsque cette personne, accompagnée d’autres membres de la famille, s’est mise à l’agresser physiquement : « Ils m’ont frappée, je suis tombée à terre, et j’ai été blessée. J’ai dû me rendre à l’hôpital pour recevoir des soins. »

Mme Diouf confie avoir vécu cette violence en silence pendant plusieurs années, craignant de gâcher son mariage ou d’attirer des représailles. Cependant, après cet épisode, elle a décidé de briser le silence, encouragée par ses proches qui lui ont conseillé de porter plainte.

La jeune femme dénonce une réalité trop courante : beaucoup de femmes mariées subissent en silence des violences au sein même de leur foyer, notamment quand elles vivent dans des familles élargies où l’autorité et le respect des femmes sont souvent mis à rude épreuve.

Elle conclut : « Je ne peux plus supporter cette situation. Je veux que justice soit faite, car personne ne mérite d’être maltraitée ou blessée, surtout pas dans un cadre familial. »

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Ce drame soulève la nécessité de sensibiliser davantage sur la violence faite aux femmes et d’encourager les victimes à parler, afin de mettre fin à ces abus et garantir leur sécurité et leur dignité.

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