Le pire allait se reproduire à Diogo (Thiès) si ce n’était pas l’intervention des gendarmes de la brigade de la localité.

post Un dimanche, alors que le commerçant Ng. Wade et son neveu A. Guèye étaient venus étaler leurs produits sur un terrain qui appartiendrait au grand-père de M. Ng Lô et son frère A. Lô, ces derniers sont venus s’opposer à cela. Sur les lieux transformés en marché par les populations, les deux frères ont sommé les occupants de déserter la place. Tout le monde aurait quitté sauf les plaignants Ng. Wade et son neveu. Avec des gourdins, ils auraient violenté les deux commerçant pour les obliger à disparaître du terrain. Pis, M. Ng Lô et son frère aurait menacé de les tuer si une fois ils remettaient les pieds sur les lieux. Effrayés par l’acte et les menaces de leurs des frères Lô, les commerçants Ng Wade et A. Guèye ont saisi le commandant de la brigade de gendarmerie de Diogo pour faire cesser M. Ng Lô et son frère leurs menaces mais en vain. Ces gens continuaient à menacer de mort les commerçants. En vitesse supérieure, ces derniers vont encore saisir la gendarmerie par une plainte contre les frères Lô pour menace de mort, violences et voie de fait. Convoqué à la brigade, les accusés ont réitéré leurs menaces à l’endroit des occupants de cet espace qui appartiendrait à leur grand-père. Un fait qui leur a valu une poursuite. Arrêtés et placés sous mandat de dépôt, les prévenus ont fait face au juge du Tribunal de grande instance de Thiès. Devant la barre, les prévenus ont nié avoir tenu des propos de menaces de mort. Pour M. Ng Lô, il a dit n’avoir rien compris de ce dossier. «Je ne comprend rien de ces accusations. Je ne me rappelle pas d’un seul moment où on a menacé de mort à ces gens-là. On leur a juste sommé de quitter le terrain que nous avons hérité de notre grand-père», a soutenu M.Ng Lô. Son frère A.Lô a ajouté que c’est leur grand-père qui a créé le village de Diogo et qui leur a laissé ce terrain qu’il cultivait. C’est pourquoi, a-t-il déclaré, nous avons demandé aux commerçants de quitter l’espace mais ils ont refusé. «Des commerçants sont venus pour transformer ce terrain en marché. On s’est opposé à cela pour conserver notre lègue mais ils refusaient de céder la place. On n’a menacé de mort ni violenté personne. On leur a demandé de libérer l’espace mais ils n’ont pas voulu. On est ensuite allé dénoncer devant le commandant de la brigade de gendarmerie de Diogo avant de déposer une plainte pour conserver ce terrain. Mais le commandant leur a demandé de continuer leur commerce sur les lieux», a expliqué A. Lô. Le commerçant Ng. Wade de persister que les prévenus leur ont violenté avec des gourdins avant de jurer de leur tuer s’ils ne quittent pas les lieux.



Selon le Procureur de la République, le terrain en question n’appartient aucunement à la famille Lô. «Il n’y a aucun papier qui prouve que ce terrain vous appartient. C’est un terrain de domaine national. C’est le chef de village qui a demandé aux commerçants de poursuivre leurs activités sur ce terrain et non le commandant. Ils ont violé la loi. Ils ont menacé de mort ces gens-là. Il y eu voie de fait», a dit l’avocat général. A cet effet, il a déclaré les détenus coupables des accusations et a requis une peine de 6 mois d’emprisonnement avec sursis.

Avocat des mis en cause, Me Sonko, a affirmé que pour l’occupation de ce terrain, c’est seulement le maire de la commune qui peut donner l’autorisation et non le chef de village. Poursuivant, il a souligné que les plaignants sont incapables d’apporter des preuves de menaces de mort. Alors qu’en droit, a-t-il rappelé, il faut apporter des preuves. Encore plus, Me Sonko a signalé qu’il n’y a pas de témoins qui pourrait confirmer ces menaces de mort. Fort de ce constat, il a demandé l’acquittement purement et simplement de ses clients. Le tribunal va prononcer son verdict le 1er décembre 2021.

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Le pire allait se reproduire à Diogo (Thiès) si ce n’était pas l’intervention des gendarmes de la brigade de la localité.

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