créer le Conseil National de la Participation Citoyenne et du Développement Territorial (CNPDT)

post Par Moustapha NDOUR
Président du Mouvement Natangue Sénégal
Membre Fondateur KIIRAAY LES PATRIOTES RÉPUBLICAINS

L'accession de Son Excellence Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême a marqué le début d'une profonde réforme de l'État, fondée sur le respect des engagements pris devant le peuple sénégalais. Dans cette dynamique, la suppression du Conseil économique, social et environnemental ainsi que du Haut Conseil des collectivités territoriales s'inscrit dans une volonté de rationaliser les institutions, de réduire les dépenses publiques et de renforcer l'efficacité de l'action de l'État.

Cette réforme ouvre aujourd'hui une opportunité historique : bâtir une institution nouvelle, plus légère, plus performante et davantage tournée vers les préoccupations concrètes des citoyens.

Je propose ainsi la création du Conseil National de la Participation Citoyenne et du Développement Territorial (CNPDT).

Cette institution aurait pour vocation de réunir, au sein d'un même cadre, les missions essentielles autrefois assurées par les deux institutions supprimées, tout en les modernisant. Elle constituerait une plateforme permanente de dialogue entre l'État, les collectivités territoriales, les acteurs économiques, les organisations de la société civile, les jeunes, les femmes, les personnes vivant avec un handicap, les universitaires et les représentants des territoires.

Le CNPDT aurait pour missions principales de recueillir les préoccupations des populations, d'évaluer les politiques publiques sous l'angle de leur impact territorial et social, de formuler des avis stratégiques au Président de la République et au Gouvernement, de promouvoir la participation citoyenne et de contribuer à une meilleure cohérence des politiques de développement entre les territoires.

Afin de garantir la transparence et l'efficience budgétaire, cette institution fonctionnerait avec un effectif réduit, une administration numérisée, des sessions de travail ciblées et une obligation de publier régulièrement ses rapports, recommandations et évaluations. Les indemnités et les coûts de fonctionnement seraient strictement encadrés afin de préserver les finances publiques.

Le Conseil serait composé sur la base de la compétence, de la représentativité des territoires et de la diversité des profils, avec un mandat limité dans le temps et des critères de sélection transparents.

Cette proposition répond à une double exigence : préserver les économies réalisées par la rationalisation des institutions tout en offrant aux Sénégalaises et aux Sénégalais un espace crédible de participation, de concertation et de proposition.

Le Sénégal a aujourd'hui l'opportunité de démontrer qu'il est possible de construire un État plus sobre, plus transparent et plus proche des citoyens. La modernisation institutionnelle ne consiste pas seulement à supprimer des structures ; elle consiste surtout à créer des mécanismes plus efficaces, mieux adaptés aux défis du développement et aux aspirations du peuple.

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Pour un Sénégal de transformation, la gouvernance doit être participative, responsable, transparente et résolument orientée vers les résultats.

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