La chambre criminelle du tribunal de grande instance de Thiès a rendu une décision marquante dans l’affaire du décès suspect de J. Demba survenu à Sapco en avril 2022.

post M. Demba, frère de la victime, a été reconnu coupable de son meurtre et condamné à 15 ans de réclusion criminelle, ce malgré un réquisitoire en faveur de l’acquittement du suspect, la justice estimant que le dossier suffisait à établir une instruction d’homicide volontaire. Les faits ont initialement laissé penser à un suicide : J. Demba a été retrouvé pendu à une fenêtre de la cour arrière, une scène évoquant a priori une mise en scène selon la famille. Toutefois, certains éléments troublants, notamment la position du corps et le contact des pieds avec le sol, ont nourri le doute quant à la version officielle. La famille et certains témoins dénoncent une scène qui aurait été manipulée, évoquant une mise en scène ou un homicide déguisé. Lors du procès, M. Demba nie toute implication, affirmant être au lit au moment du drame. De leur côté, les parents de la victime avancèrent des témoignages évoquant des rites traditionnels en Casamance, et soulignèrent l’incohérence de la position du corps avec un suicide classique. L’autopsie confirme une mort par asphyxie mécanique liée à une pendaison, mais aucune preuve scientifique irréfutable pointant directement vers l’accusé n’a été apportée. Face à cette absence de preuves irréfutables, le procureur avait requis l’acquittement, fondant sa position sur le principe du doute raisonnable. Cependant, la cour a estimé que le faisceau de présomptions était suffisant pour retenir la responsabilité de M. Demba dans un homicide volontaire, et l’a condamné à 15 ans de prison.

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Ce verdict, basé principalement sur des présomptions et des éléments circonstanciels, divise l’opinion.

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