Par Pape Malick Sow, ingénieur routier et coordonnateur départemental du parti And Nawlé : "La Marche des Territoires".

post Au-delà des calculs politiques et des rivalités de pouvoir, la réalité du quotidien remet chaque jour les Sénégalais face à leurs pires difficultés. Alors que l’attention des institutions de la République l'exécutif et l'assemblée nationale semble trop souvent absorbée par les querelles partisanes et les agendas politiques, le niveau de vie des ménages continue de se dégrader sous le poids d’une cherté générale de la vie. Le chômage de la jeunesse, devenu un phénomène de masse, plonge des familles entières dans l’incertitude et la détresse. Le symptôme le plus dramatique et le plus douloureux de ce malaise social reste le regain massif de l'émigration clandestine. À nouveau, l'océan prend des allures de cimetière à ciel ouvert, engloutissant les forces vives du pays. Ces vies fauchées au large des côtes ne sont pas de simples statistiques : ce sont des fils, des filles, des bras valides et le souffle de toute une nation qui s'éteignent dans la quête d'un avenir digne. Face à ce tableau sombre, l’exécutif et la représentation nationale doivent impérativement opérer une prise de conscience rapide et radicale. Le mandat public ne saurait être résumé à un privilège ou à un exercice d’influence. Les autorités doivent se rappeler la dimension spirituelle et morale dont est investie toute charge de responsabilité publique. Comme le rappelaient les enseignements et la mémoire révérée de Serigne Abdou Aziz Sy Dabakh, le pouvoir est une charge sacrée accordée par le Tout-Puissant. Nul ne détient une parcelle d'autorité sans qu'il ne soit appelé, un jour, à rendre un compte minutieux devant Dieu pour chaque décision prise ou négligée à l'égard de son peuple. La gouvernance n’est pas un jeu d'appareil ; c'est un dépôt de confiance (Amana) dont l'obligation première est de soulager la souffrance des citoyens, d'assurer leur sécurité et de leur offrir des perspectives chez eux. Il est urgent que l'exécutif et l'Assemblée nationale remettent les priorités du peuple au centre de l'agenda institutionnel : Inverser la dégradation du niveau de vie en freinant la hausse des prix des denrées de première nécessité et en soutenant concrètement le pouvoir d'achat. Créer des opportunités réelles et durables pour la jeunesse, en passant des discours aux actes industriels, agricoles et entrepreneuriaux capables d'absorber la main-d'œuvre locale. Traiter les causes profondes de l'émigration clandestine par un plan d'urgence social et économique, afin d'offrir une alternative crédible au piège mortel des pirogues. Le temps n'est plus aux promesses sans lendemain ni aux affrontements stériles.

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Les autorités sont face à leurs responsabilités devant l'Histoire, devant le peuple sénégalais, et par-dessus tout, devant Dieu.

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